Oscar 2005.

Oscar 2005.
"Aviator" mène la course aux Oscars 2005 avec onze nominations, alors que "Les Choristes" sont quant à eux en lice pour la statuette du Meilleur film étranger. And the nominees are...

Les nominations à la 77e cérémonie des Oscars

# MEILLEUR FILM

Aviator, de Martin Scorsese
Neverland, de Marc Forster
Million dollar baby, de Clint Eastwood
Ray, de Taylor Hackford
Sideways, de Alexander Payne

# MEILLEUR REALISATEUR

Martin Scorsese pour Aviator
Clint Eastwood pour Million dollar baby
Taylor Hackford pour Ray
Alexander Payne pour Sideways
Mike Leigh pour Vera Drake

# MEILLEUR ACTEUR

Don Cheadle dans Hotel Rwanda
Johnny Depp dans Neverland
Leonardo DiCaprio dans Aviator
Clint Eastwood dans Million dollar baby
Jamie Foxx dans Ray

# MEILLEURE ACTRICE

Annette Bening dans Being Julia
Catalina Sandino Moreno dans Maria, pleine de grâce
Imelda Staunton dans Vera Drake
Hilary Swank dans Million dollar baby
Kate Winslet dans Eternal sunshine of the spotless mind

# MEILLEUR ACTEUR DANS UN SECOND RÔLE

Alan Alda dans Aviator
Thomas Haden Church dans Sideways
Jamie Foxx dans Collateral
Morgan Freeman dans Million dollar baby
Clive Owen dans Closer, entre adultes consentants

# MEILLEURE ACTRICE DANS UN SECOND RÔLE

Cate Blanchett dans Aviator
Laura Linney dans Kinsey
Virginia Madsen dans Sideways
Sophie Okonedo dans Hotel Rwanda
Natalie Portman dans Closer, entre adultes consentants

# MEILLEUR FILM ETRANGER

As it is in heaven, de Kay Pollak (Suède)
Les Choristes, de Christophe Barratier (France)
La Chute d'Oliver Hirschbiegel (Allemagne)
Mar adentro, d'Alejandro Amenabar (Espagne)
Yesterday, de Darrell Roodt (Afrique du Sud)

# MEILLEUR FILM D'ANIMATION

Les Indestructibles, de Brad Bird
Gang de requins, Eric Bergeron, Vicky Jenson et Rob Letterman
Shrek 2, de Andrew Adamson, Kelly Asbury et Conrad Vernon

# MEILLEUR SCENARIO ADAPTE

Before sunset
Neverland
Million dollar baby
Carnets de voyage
Sideways

# MEILLEUR SCENARIO ORIGINAL

Aviator
Eternal sunshine of the spotless mind
Hotel Rwanda
Les Indestructibles
Vera Drake

# MEILLEURE PHOTOGRAPHIE

Aviator
Le Secret des poignards volants
La Passion du Christ
Le Fantôme de l'Opéra
Un long dimanche de fiançailles

# MEILLEURE MUSIQUE ORIGINALE

Neverland
Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban
Les Désastreuses aventures des orphelins Baudelaire
La Passion du Christ
Le Village

# MEILLEURE CHANSON

Accidentally in love - Shrek 2
Al Otro lado del rio - Carnets de voyage
Believe - Le Pôle Express
Learn to be lonely - Le Fantôme de l'Opéra
Vois sur ton chemin - Les Choristes

# MEILLEUR MONTAGE

Aviator
Collateral
Neverland
Million dollar baby
Ray

# MEILLEURS DECORS

Aviator
Neverland
Les Désastreuses aventures des orphelins Baudelaire
Le Fantôme de l'Opéra
Un long dimanche de fiançailles

# MEILLEURS COSTUMES

Aviator
Neverland
Les Désastreuses aventures des orphelins Baudelaire
Ray
Troie

# MEILLEURS MAQUILLAGES

Les Désastreuses aventures des orphelins Baudelaire
La Passion du Christ
Mar adentro

# MEILLEUR SON

Aviator
Les Indestructibles
Le Pôle Express
Ray
Spider-Man 2

# MEILLEUR MONTAGE SONORE

Les Indestructibles
Le Pôle Express
Spider-Man 2

# MEILLEURS EFFETS VISUELS

Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban
I, robot
Spider-Man 2

# MEILLEUR DOCUMENTAIRE

Born into Brothels, de Zana Briski et Ross Kauffman
L'Histoire du chameau qui pleure, de Byambasuren Davaa et Luigi Falorni
Super size me, de Morgan Spurlock
Tupac : resurrection, de Lauren Lazin
Twist of Faith, de Kirby Dick

# MEILLEUR COURT METRAGE

Everything in this country must
Little terrorist
7:35 in the morning
Two cars, one night
Wasp

# MEILLEUR COURT METRAGE DOCUMENTAIRE

Autism is a world
The Children of Leningradsky
Hardwood
Mighty times : the children's march Sister Rose's Passion

# MEILLEUR COURT METRAGE D'ANIMATION

Birthday boy
Gopher broke
Guard dog
Lorenzo
Ryan

Bon alors j'ai mis mes pronostics en couleur ! faites les votre.
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# Posté le mardi 25 janvier 2005 15:55

Modifié le jeudi 17 février 2005 09:26

Midnight run.

Midnight run.
Date de sortie : 28 Septembre 1988

Réalisé par Martin Brest

Avec Robert De Niro, Charles Grodin, Yaphet Kotto

Film américain.

Genre : Comédie, Aventure

Durée : 2h 2min.

Année de production : 1988

Synopsis:

Jack Walsh, flic integre, a quitte la police parce qu'il refusait de se laisser acheter par un caid de la drogue. Il est maintenant chasseur de primes pour le compte d'Eddie Moscone a Los Angeles et doit retrouver le comptable qui a reussi a escroquer le fameux caid.

Ce que j'en pense:

Un très bon road-movie, qui nous raconte l'histoire de Jack Walsh, ancien flic, au lourd passé, vie tumultueuse, sorte de anti-héros, personnage cynique, égoïste, interressé seulement par l'argent qu'il récolte dans son nouveau métier: chasseur de prime. Il déteste cette vie et pense, grâce à son dernier contrat qui est d'emmener le comptable à Los Angeles, ouvrir un café ! Robert De Niro est impeccable dans ce rôle de flic casse-cou à la dégaine lourde ! Il forme avec Charles Grodin un duo impec qui fonctionne à merveille à l'écran, le tout servi par un scénario plaisant et qui donne du rythme à l'histoire. Dans ce film on ne s'ennuie jamais ! A voir. (Merci Claire)

# Posté le vendredi 28 janvier 2005 14:57

Modifié le mercredi 02 février 2005 13:22

Ong-Bak

Ong-Bak
Date de sortie : 07 Avril 2004

Réalisé par Prachya Pinkaew

Avec Tony Jaa, Petchtai Wongkamlao, Pumwaree Yodkamol

Film thaïlandais.

Genre : Action

Durée : 1h 45min.

Année de production : 2003

Interdit aux moins de 12 ans


Synopsis:

Nong Pradu, un village paisible niché dans une vallée boisée de Thaïlande, est en deuil après le vol de son Bouddha sacré : Ong-Bak. Ting, entraîné secrètement au Muay Thai, art ancien de boxe thaï, se désigne pour aller le récupérer dans la fournaise de Bangkok.

Secrets de tournage:

La genèse du projet
Ong-Bak est né de la rencontre entre Panna Rithikrai, star du film d'action thaï, et Tony Jaa, étoile montante des arts martiaux. Le premier devient rapidement le mentor et le professeur du second. Une collaboration intense qui ne tarde pas à porter ses fuits : ensemble, ils parviennent à créer une nouvelle forme de cinéma d'action basée sur la discipline sportive du Muay Thaï. Lorsqu'en 1999, les deux hommes font la connaissance du réalisateur Prachya Pinkaew, ils décident de mettre en chantier Ong-Bak, avec l'objectif avéré de donner naissance à un film à la gloire des arts martiaux thaïlandais.

Une préparation épuisante
L'acteur Tony Jaa s'est préparé durant quatre ans pour les besoins de Ong-Bak. Quatre années durant lesquelles le jeune homme s'est surtout attarder à la pratique du Muay Thaï Boran, une forme ancienne et beaucoup plus violente que le Muay Thaï moderne. Tellement violente qu'il faillit d'ailleurs plusieurs fois abandonner. Mais il persévéra, à raison de huit heures d'entraînement par jour !

La parole à Tony Jaa
"L'apprentissage du Muay Thaï est très éprouvant. Il faut savoir tomber, se relever, utiliser ses genoux, ramper, glisser, rouler, savoir enchaîner tous ces mouvements par coeur et pouvoir les appliquer ensuite. (...) L'objectif principal était que la star du film reste le Muay Thaï. Nous voulions un spectacle fort, qui repousse les limites de ce qui a déjà été présenté. C'est pour cela que nous avons tous autant travaillé."

Risque maximum
Toutes les cascades de Ong-Bak ont été réalisées sans effets spéciaux ni protections, ce qui donne au long-métrage une authenticité rare. Tout ce qui est visible à l'écran est réel. L'acteur Tony Jaa, perfectionniste dans l'âme et décidé à ne pas tricher avec l'art martial qu'il défend et met en valeur, a tenu à faire ses cascades sans la protection de quelque câble qui soit. Résultat : il faillit se noyer dans une rivière, se fit une grave entorse au pied et se brula les sourcils, les cils et le nez lors d'une séquence dans une station-service. Ce qui ne l'empêcha pas, dans ce dernier cas, d'enchaîner deux scènes supplémentaires pour boucler la scène !

Box-office record en Thaïlande
Ong-Bak, sorti en janvier 2003 en Thaïlande, est le plus gros succès du cinéma thaï. Preuve de ce succès énorme, il a notamment cumulé plus de deux millions d'euros dans la seule ville de Bangkok en seulement deux semaines d'exploitation.

Ce que j'en pense:

L'Asie nous envoie son nouveau dragon !
Le nouveau Bruce Lee et patati et patata !
Ong-Bak est un film puissant. Certes l'histoire est a chié, le scénar pourri, les acteurs pitoyables non j'exagère mais bon par exemple le caïd qui est en fauteuil roulant et qui a un trou dans la gorge, il m'énervait, déjà j'aimais pas sa voix avec son truc à la con et j'aimais pas sa gueule. Mais bon tout ça on s'en foue, l'histoire, le scénar et les acteurs, tout ça, on les relègue au second plan, parce que ce qui compte dans ce film, ce sont les combats, la bastaille ! Du jamais vu, c'est clair et net on a jamais vu ça, une telle violence, un tel style, c'est magnifique ! Tony Jaa explose l'écran par ses coups, sa souplesse, sa force, son style, c'est beau, c'est fort, on s'en prend plein la gueule et on en redemande ! Ong-Bak est le film de combat qui a innové, ce qu'il y a dans le film au cun autre film ne l'a fait. Alors oublié l'histoire et laissez place à la beauté des combats !

# Posté le dimanche 30 janvier 2005 12:48

Modifié le mercredi 02 février 2005 13:21

Leonardo DiCaprio.

Leonardo DiCaprio.
Je l'ai vu dernièrement dans Aviator ou il excelle, film pour lequel il a d'ailleurs reçu le Golden Globe du meilleur acteur et est en lice pour les Oscar. Je sais que DiCaprio n'est pas très aimé comme acteur, et est plus adulé par les p'tites minettes par son charisme que par son jeu, et pourtant DiCaprio est une star montante. Oubliez Titanic, oubliez cette gueule de gosse, désormais Léo a grandit, regardez ses 3 derniers films Gangs Of New-York, Arrête-moi si tu peux et Aviator témoigne de son talent et de sa maturité. Alors désormais faites un trait sur son passé et concentrez-vous sur son avenir !

Biographie:

Acteur, Producteur, Producteur délégué américain
Né le 11 Novembre 1974 à Hollywood, Californie (Etats-Unis)
Né d'un père italien et d'une mère allemande favorisant au mieux ses aptitudes artistiques, Leonardo DiCaprio suit des cours de comédie dès l'école primaire. Auditionnant pour la première fois en 1988, il commence par tourner des spots publicitaires puis obtient très vite quelques petits rôles à la télévision (Les Nouvelles aventures de Lassie, Santa Barbara) avant de se faire remarquer dans la série Quoi de neuf, docteur ? en 1991. Mais il est surtout intéressé par le cinéma, et après un premier film d'horreur (Critters 3), Leonardo DiCaprio est choisi parmi quatre cents candidats pour jouer le beau-fils maltraité de Robert De Niro dans Blessures secrètes (1993).

Dès son film suivant, il étonne en interprétant un attardé mental dans Gilbert Grape (1993), où il vole la vedette à Johnny Depp. Sa composition lui vaut une double nomination comme Meilleur second rôle aux Golden Globes et Oscars 1994. A l'aise dans tous les registres, ce surdoué enchaîne au cours de l'année 1995 un western (Mort ou vif), une évocation de la vie d'Arthur Rimbaud (Rimbaud Verlaine) et l'histoire d'un junkie (Basketball diaries). Choisissant ses films davantage sur des critères artistiques qu'économiques, Leonardo DiCaprio, relégué au rang d'acteur secondaire, accède au statut de star en 1996 lorsque sort sur les écrans Romeo + Juliette, une version contemporaine et déjantée de l'oeuvre de William Shakespeare. Pari risqué, le film est un succès international.

Mais le meilleur reste à venir avec Titanic (1997), la fresque de James Cameron, dont les recettes engendrées aux Etats-Unis s'élèvent à plus de 600 millions de dollars. Amant de Claire Danes et de Kate Winslet à l'écran, il fait figure de nouveau héros romantique et devient l'objet d'une véritable "DiCaprio mania". Les sorties de Celebrity de Woody Allen et du film de cape et d'épée L'Homme au masque de fer, tournés avant le phénomène Titanic, bénéficient de cette déferlante. Payé 2,5 millions de dollars pour Titanic, son cachet passe à 20 millions pour le voyage initiatique de La Plage (2000). Les grands réalisateurs de ce monde se l'arrachent et lui confient des personnages plus matures : il est un escroc, expert du changement d'identité, dans Arrête-moi si tu peux (2003) de Steven Spielberg, et collabore à deux reprises avec Martin Scorsese qui en fait successivement le leader de Gangs of New York (2002) et le Howard Hughes de Aviator (2004).

# Posté le dimanche 30 janvier 2005 12:53

Modifié le dimanche 20 février 2005 13:04

Aviator.

Aviator.
Date de sortie : 26 Janvier 2005

Réalisé par Martin Scorsese

Avec Leonardo DiCaprio, Cate Blanchett, John C. Reilly

Film américain.

Genre : Biographie

Durée : 2h 45min.

Année de production : 2003

Titre original : The Aviator

Synopsis:

Aviator couvre près de vingt ans de la vie tumultueuse d'Howard Hughes, industriel, milliardaire, casse-cou, pionnier de l'aviation civile, inventeur, producteur, réalisateur, directeur de studio et séducteur insatiable. Cet excentrique et flamboyant aventurier devint un leader de l'industrie aéronautique en même temps qu'une figure mythique, auréolée de glamour et de mystère.

Secrets de tournages:

La piste aux étoiles
Dans ce film qui évoque l'âge d'or du cinéma hollywoodien, plusieurs étoiles montantes du cinéma américain incarnent des figures mythiques du Septième art : Cate Blanchett joue le rôle de Katharine Hepburn, Kate Beckinsale celui d'Ava Gardner et Jude Law prête ses traits à Errol Flynn. Dans le passé, on se souvient que Robert Downey Jr. incarna Charlot dans le Chaplin de Richard Attenborough (1993), et que Faye Dunaway fut Joan Crawford dans Maman très chère de Frank Perry (1981). Citons également le film de Blake Edwards Meurtres à Hollywood, dans lequel Bruce Willis joue le rôle de l'acteur de western Tom Mix, Ed Wood de Tim Burton, avec Vincent D'Onofrio dans la peau d'Orson Welles

Michael Mann aux commandes
A l'origine, c'est Michael Mann qui devait mettre en scène la vie d'Howard Hugues. Mais ayant réalisé coup sur coup deux biopics, Révélations avec Russell Crowe et la vie du légendaire boxeur Ali avec Will Smith, il préféra produire le film, et en confier la réalisation à Martin Scorsese.

Le nabab vu par Scorsese et DiCaprio
Martin Scorsese et Leonardo DiCaprio précisent ce qui les a séduits dans le personnage de Howard Hughes : "Une des choses qui fascine le plus dans cette histoire est de voir ce jeune homme incroyablement séduisant, intelligent et plein de vie, se métamorphoser en un adulte hanté par ses failles et ses tares", confie le réalisateur. "Hughes est l'une des figures les plus énigmatiques du XXe siècle", note pour sa part le comédien. "Aucun des nombreux livres qui lui furent consacrés n'a pleinement élucidé ses mystères. Plus on explore sa vie, plus on découvre de nouvelles facettes de sa personnalité. Ce fut un rêveur et un visionnaire, mais le paradoxe est qu'en dépit de tous ses succès, cet immense industriel, ce grand aviateur, ce puissant producteur fut aussi un homme profondément solitaire (...) Les moments les plus forts que j'ai vécus sont les scènes de solitude de Howard Hughes. Là, Scorsese et moi nous retrouvions en face-à-face pour inventer, improviser, creuser ensemble de plus en plus profond. Ce sont mes plus beaux souvenirs de ce tournage."

Hughes au-delà des clichés
En travaillant sur le script d'Aviator, John Logan, scénariste de Gladiator et du Dernier samouraï a découvert en Howard Hughes un homme à la personnalité riche et complexe : "L'image que j'avais jusqu'alors de lui était celle d'un vieillard décrépit, claquemuré dans une chambre d'hôtel, qui se laisse pousser les ongles et les cheveux et porte en guise de chaussures des boites de Kleenex vides", confie-t-il. "C'est encore comme cela que la plupart des gens le voient. Mais j'allais découvrir, derrière cette façade, un tout autre personnage : un jeune héros, plein de fougue, multipliant les exploits et les coups d'éclat, tant dans le domaine de l'aviation que dans l'univers hyper glamour d'Hollywood." Aviator se concentre sur une partie de la vie du milliardaire, des années 20 aux années 40. "Couvrir près de trois décennies en 2h45 m'obligea à résumer certains personnages et à chambouler un peu la chronologie", explique Logan. "Le but n'était pas de capter toute la vie de Hughes, mais de donner à voir l'homme dans sa vérité."

Kidman, Paltrow et Pepper pressentis
Nicole Kidman a été un temps pressentie pour tenir le rôle de Katharine Hepburn, mais elle a dû décliner l'offre en raison de son engagement sur les plateaux d' Et l'homme créa la femme. Par ailleurs, Gwyneth Paltrow devait prêter ses traits à l'actrice légendaire Ava Gardner, avant de se retirer du projet ; le rôle a finalement été attribué à Kate Beckinsale. Quant à Barry Pepper, il devait incarner l'ingénieur Glenn Odekirk, mais il a dû y renoncer, en raison du tournage simultané de Mr Ripley's return de Roger Spottiswoode. C'est Matt Ross, vu notamment dans American psycho, qui l'a remplacé.

Septième ciel
Plutôt que d'évoquer en détails la vie sentimentale agitée du producteur, John Logan a choisit de se concentrer sur deux de ses conquêtes les plus célèbres : Ava Gardner et Katharine Hepburn. 'Il n'était pas question d'évoquer toutes ses amours. Nous avons décidé de nous concentrer sur Katharine Hepburn, qui passe pour avoir été la relation la plus importante de sa vie, puis sur Ava Gardner. Nous n'avons pas seulement privilégié ces deux immenses stars parce qu'elles incarnent deux modèles de féminité contrastées, mais aussi en raison du rôle stabilisateur qu'elles jouèrent dans l'existence de John Hughes. Toutes deux ont contribué à dissiper temporairement ses doutes et ses angoisses."

Devine qui vient dîner avec Howard...
C'est Cate Blanchett qui a été choisie pour jouer le rôle de Katharine Hepburn. La comédienne revient sur son travail de composition et évoque notamment la voix si caractéristique de la comédienne : "Marty et moi en avons longuement discuté. Il rejetait évidemment toute idée d'imitation ou de pastiche, il voulait quelque chose de plus profond qu'un numéro d'actrice. Il m'a demandé d'observer les maniérismes et les gestes de Kate, la personnalité qu'elle affichait à l'écran, pour essayer de capter sa vérité intime et une part de son extraordinaire énergie (...) Les stars de ce temps, comme Bette Davis, Humphrey Bogart ou Hepburn, restent gravées dans notre mémoire non seulement par leur look, mais aussi par leur voix. La sienne était très particulière, mais je sais d'expérience qu'on n'utilise pas dans la vie privée le timbre dont on se sert pour jouer. J'ai donc étudié les interviews de Katharine. Elle n'en donna pas beaucoup dans sa jeunesse, mais celle qu'elle accorda en 1973 à Dick Cavett révèle une voix pleine d'allant, et m'a été très utile."

Nolan et Friedkin interessés
Au moment où Michael Mann, Martin Scorsese et Leonardo DiCaprio s'attelaient au projet Aviator, d'autres cinéastes manifestèrent l'intention de réaliser un biopic sur Howard Hughes : Christopher Nolan, qui pensait confier le rôle principal à Jim Carrey, mais aussi William Friedkin.

Les décors
Le chef-décorateur et son équipe ont reconstitué plusieurs lieux-clés de la vie de Howard Hughes : la première séquence d'Aviator a pour cadre le Cocoanut Grove, mythique night-club holywoodien créé en 1921. 500 figurants, dont une centaine de couples de danseurs, y sont réunis. D'autre part, la construction de la résidence du producteur à Hancock Park a exigé un travail très minutieux dans le choix des objets, des meubles : il a fallu se procurer des pièces d'époque pour rendre compte du quotidien de ce héros milliardaire.

Scorsese annonce la couleur
L'équipe d'Aviator a apporté un soin particulier à la couleur. Dans la première partie du film, on retrouve les teintes pastel du Technicolor bichrome des années 20, et les couleurs dominantes sont le rouge et le vert (des filtres numériques ont été créés à cet effet). Ce procédé rend impossible l'obtention d'un bleu authentique, c'est pourquoi la costumière Sandy Powell a exclu cette couleur. Dans la deuxième partie, ce sont les couleurs éclatantes du Technicolor trichome des années 30 qui dominent. On le remarque notamment dans la scène où Howard Hughes et Ava Gardner sont dans la salle de bains. La robe rouge vif et turquoise que porte alors la comédienne Kate Beckinsale a été inspirée par une autre icône hollywoodienne, comme l'explique la costumière : "L'idée venait très précisément de Pêché mortel, mélodrame flamboyant de John M. Stahl interprété par Gene Tierney, que Marty nous avait fait visionner en préproduction comme un splendide exemple de Technicolor trichrome. Le film, éclairé par Leon Shamroy, tirait pleinement avantage de la vivacité du procédé ; tout y était incroyablement lumineux et scintillant. J'avais été frappée par la scène où Gene Tierney porte un peignoir turquoise avec un minuscule revers rouge -un clash chromatique pour le moins audacieux ! Lorsque l'actrice se tourne vers la caméra, on découvre que son rouge à lèvres est de la couleur exacte du peignoir. Gene s'allonge alors sur un sofa turquoise orné de roses rouges, et c'est une fantastique symphonie de couleurs qui éclate sur l'écran - un pur et inoubliable moment de Technicolor."

Les ailes de la renommée (1)
Une grande partie du film est consacrée à la passion de l'excentrique Howard Hughes pour l'aviation. Aussi était-il indispensable de créer les appareils mythiques que sont l'avion-espion XF-11, l'hydravion en bois "Hercules" ou le H-1. Le superviseur des effets spéciaux, Robert Legato, qui travailla notamment sur Titanic de James Cameron, a fait construire des modèles réduits de ces engins, en particulier des reproductions au 1/4 radioguidées et motorisées. "On était dans un rapport quasi-charnel avec ces avions, on a pu utiliser les mêmes éclairages, les mêmes cadrages, les mêmes diaphragmes que sur des appareils grandeur nature, raconte Legato. "Grâce aux caméras moton-control, on a même pu filmer des "décollages" en extérieurs naturels, de sorte que le ciel et le soleil se reflètent sur le fuselage."

Les ailes de la renommée (2)
Pour l'impressionnante séquence du tournage de Hell's angels, le coordinateur aérien Craig Hosking et son assistant Matt Sparrow ont réuni 14 biplans, venus de différents Etats d'Amérique : l'Illinois, le Texas, New York, la Californie et l'Ontario. La moitié de ces appareils sont des Fokker D-VII repeints aux couleurs des avions de chasse allemands ; l'autre est composée de SE-V anglais. De même, un véritabke Sikorsky a été utilisé dans la scène où Howard Hughes pilote en compagnie de Katharine Hepburn. Par ailleurs, le combustible utilisé pour la spectaculaire scène du crash du XF-11 est de l'essence pure, ce qui constitue une première pour un film hollywoodien - c'est traditionnellement un mélange de kérosène et de propane qui est employé. Enfin, les séquences de guerre de Hell's angels, qui firent sensation lors de la sortie du film en 1930, ont été recréées en numérique : l'image de Leonardo DiCaprio a ensuite été incrustée sur ces plans.

Incendie
Le plateau de tournage d'Aviator avait été partiellement détruit par les flammes lors des incendies qui ravagèrent plusieurs dizaines de milliers d'hectares de la Californie en octobre 2003. Les studios Warner Bros et Miramax Pictures avaient dû à l'époque suspendre plusieurs tournages prévus dans ce secteur.

Entrée des artistes
Pour la séquence de l'avant-première de Hell's angels, l'entrée du Grauman's chinese theatre, mythique salle de cinéma de Los Angeles, a été reconstituée en studio, mais les intérieurs ont été tournés dans l'enceinte même de l'authentique salle. Ajoutons que l'avant-première d'Aviator, le 1er décembre 2004, s'est tenue dans le Grauman's chinese Theatre, en présence de l'équipe du film.

Kings of pop, kings of comedy
Les chanteurs qui se produisent sur la scène du Cocoanut Grove sont issus d'une fameuse famille canadienne, les Wainwright : le père, Loudon Wainwright III, qui interprète After you've gone, est un chanteur pop-folk réputé, tout comme sa fille Martha , qui chante I'll be seeing you. Dans un style différent, le frère de celle-ci, Rufus Wainwright est un songwriter apparu au milieu des années 90. Féru d'opéra, il est l'auteur d'albums à la fois mélancoliques et grandiloquents, salués par la critique. Il chante dans le film I'll build a stairway to paradise. Une autre pop-star est à l'affiche d'Aviator : Gwen Stefani, la chanteuse du groupe à succès No doubt, qui incarne Jean Harlow, vedette de Hell's angels.

La voix de son maître
La voix du projectionniste qu'on entend lors de la séance de Hell's angels est celle de Martin Scorsese lui-même.

Ce que j'en pense:

Aviator, nouveau bébé de Martin Scorsese=nouveau chef d'oeuvre. Scorsese renoue avec DiCaprio juste après Gangs Of New-York, et ce pour notre plus grand plaisir. Avaitor nous montre 20 années de la vie d'Howard Hugues un milliadaire téméraire, qui réalisa et produit de nombreux films (Scarface, Hell's angels) et s'interressa de près à l'aviation. Howard Hugues est incarné (avec maestria) par Leonardo DiCaprio qui a d'ailleurs reçu le Golden Globe du meilleur acteur et est actuellement nommé aux Oscar. Scorsese nous fait pénétré dans le monde de Hugues avec aisance, dans les restaurants chics en compagnie des plus grandes star de cinéma telle Katherine Hepburn, sur les plateaux de cinéma ou dans des terrains d'aviations ou Hugues concrétise ses rêves les plus fous sombrant petit à petit dans la folie (des grandeurs) ! Aviator est une merveille, des plans soignés (les scènes d'avions sont extraordinaires), une flopée d'acteurs John C. Reilly, Alec Baldwin, Cate Blanchett, Kate Beckinsale, Jude Law ou encore Ian Holm. Allez, courrez, volez voir ce film et surveillez le de près aux Oscar, il va faire des ravages !

# Posté le dimanche 30 janvier 2005 13:21