Bullit.

Bullit.
Date de sortie : 17 Mars 1969

Réalisé par Peter Yates

Avec Steve McQueen, Jacqueline Bisset, Robert Vaughn

Film américain.

Genre : Policier

Durée : 1h 53min.

Année de production : 1968

Synopsis:

Bullitt, un lieutenant de police, est chargé par un politicien ambitieux de protéger Johnny Ross, un gangster dont le témoignage est capital dans un procès où est impliqué l'homme politique. Malgré les précautions prises par Bullitt et ses hommes, Ross est grièvement blessé, puis achevé sur son lit d'hôpital. Bullitt s'aperçoit alors que la victime n'était pas le vrai Ross...

Secrets de tournage:

Adapté d'un roman de Robert L. Pike
Bullitt est adapté d'un roman de Robert L. Pike intitulé Mute witness.

Pourquoi Peter Yates ?
C'est après avoir vu et apprécié Trois milliards d'un coup (1967) que Steve McQueen confia la réalisation de Bullitt à Peter Yates. Ce film allait marquer les débuts du cinéaste britannique à Hollywood.

Les exigences de Peter Yates
Peter Yates accepta de réaliser le film à deux conditions : que le scénario soit modifié et que le tournage se déroule dans des décors naturels. En tournant à l'extérieur, le réalisateur voulait en effet moderniser le sujet.

McQueen soutient Yates
Steve McQueen, également producteur du film, soutint les exigences de Peter Yates face aux studios Warner Bros. A la fin du tournage, la major, qui devait produire cinq autres films dans lesquels devait jouer l'acteur, préféra résilier le contrat qui la liait à la star.

Le soutien du maire de San Francisco
Joseph L. Alioto, le maire de San Francisco, autorisa Steve McQueen à tourner dans la ville et mit à la disposition de l'acteur trois policiers pour barrer les rues et assurer la sécurité des lieux où avait lieu l'action. En guise de remerciement, Steve McQueen obligea les studios Warner Bros à donner au maire l'argent nécessaire à la construction d'une piscine.

La scène de poursuite automobile
Concernant la célèbre course de voitures dans les rues de San Francisco, Steve McQueen fit appel à son ami Bill Hickman, ancien coureur motocycliste, pour conduire le véhicule qu'il poursuit dans le film. L'acteur exigea par ailleurs de ne pas être doublé dans cette séquence. La vitesse au compteur pouvait atteindre deux cents kilomètres à l'heure. Le tournage de cette scène dura trois semaines et nécessita le recours à deux Ford Mustangs et deux Dodge Chargers.

Steve McQueen prend des risques
Autre scène dans laquelle Steve McQueen prit des risques : celle de la poursuite sur la piste d'atterrissage de l'aéroport. C'est en effet lui-même qui poursuit le véritable Ross en se trouvant sous les roues d'un avion prêt à décoller.

Aux prises avec un syndicat
Steve McQueen et sa société de production Solar se sont vu reprocher par le syndicat des acteurs de second plan d'avoir employé quatre véritables infirmières dans une scène se déroulant à l'hôpital au lieu d'avoir eu recours à des figurants. Pour calmer l'affaire, l'acteur proposa qu'une partie des bénéfices du film soit versée au dit syndicat.

En référence à Dave Toschi
Pour son personnage de flic rebelle, Steve McQueen s'inspira de la personnalité de l'inspecteur Dave Toschi, chargé de l'affaire du Zodiac killer à San Francisco. L'acteur demanda à avoir les mêmes costume, holster et arme à feu - un revolver Cobra 38 - que ce dernier.

Pour la première fois Bullshit !
C'est la première fois qu'est mentionnée l'injure Bullshit ! dans le scénario d'une grosse production hollywoodienne.

Un succès colossal au box-office
A sa sortie en salles, Bullitt généra, dans le monde entier, 19 millions de dollars de recettes, soit presque cinq fois l'argent qui avait été investi pour financer le film.

L'Oscar du Meilleur montage
Bullitt remporta l'Oscar du meilleur montage en 1969.

Le compositeur Lalo Schifrin
Lalo Schifrin a composé le thème musical de L'Inspecteur Harry. On lui doit notamment ceux d'Un shérif à New York de Don Siegel, de Bullitt ou encore de la série télévisée policière Starsky et Hutch.

Ce que j'en pense:

Voilà un vrai p'tit chef d'oeuvre. Bullit c'est une ambiance, une ambiance de polar, pleine de suspense et de rebondissements, Steve McQueen est absolument fantastique dans la peau du Lieutenant Frank Bullit, j'adore sa tenue vestimentaire, sa volonté de fer, son âme de flic, quelque peu un chevalier sans peur et sans reproches, c'est sa vie d'être flic, une vie assez misérable mais il s'y est fait et il fait son bonhomme de chemin, il n'accepte pas les pots de vin et ne tourne pas le dos à la réalité, et j'adore sa bagnole aussi comme j'ai beaucoup aimé la poursuite dans les rues de San Fransisco un ville que j'aime bien, elle est particulière faut dire. Non franchement le film est génial parce qu'on a cette atmosphère des vieux polar, on arrivera pas à faire mieux aujourd'hui, j'vous le dis, ce film me fait penser un peu à Starsky et Hutch dont le ton, dans les habits, les voitures, l'ambiance. Donc pour résumé un film porté par un Steve McQueen au sommet dans une atmosphère policière dans années 60-70 géniale. (encore merci Claire).

# Posté le lundi 14 février 2005 15:37

Modifié le jeudi 17 février 2005 08:35

Steve McQueen.

Steve McQueen.
1 . UN MAUVAIS GARÇON

McQueen est né en 1930 dans une petite ville de l'Indiana. Son père est alors aviateur acrobatique de meeting et disparaît après la naissance de Steve.

Sa mère laissa l'enfant à la bienveillance d'un parent dans une ferme. Steve revit sa mère quelques années plus tard et lui en voulu, plus qu'à son père d'avoir été élevé comme un orphelin.

Steve est difficile et incontrôlable. Durant sa petite adolescence il fréquente gangs de Los Angeles et devient un « petit voleur ».

Sa mère le confie alors aux Boy's Republic, une sorte de maison d'arrêt pour adolescents .

2 . LE MARINE

Avec une éducation limitée il entre dans la marine marchande puis s'engage dans les marines.

Il va deux fois au mitard pour être sorti voir des filles. Puis il trouve une voiture à bricoler et de là démarre sa réputation d'un « mec » qui aime les machines et les nanas.

Ce qu'il aime par dessus tout c'est conduire des motos et des voitures de course. Il devient un peu voyou, un peu ivre , d'un tempérament agressif, d'esprit mesquin, c'est un tombeur.

3 . PSYCHOTIQUE SOLITAIRE

Steve s'endurcit, devient solitaire égoïste, ne croit en personne et se replie sur lui même.

Dans ses premiers tournages le métier ne sait pas s'il faut considérer Steve comme un possible héros ou bien comme un psychotique solitaire et scélérat.

Au fil du temps bien des femmes ont crut pouvoir adoucir le caractère de Steve et le rendre plus civilisé.

Aucune n'y est jamais arrivé.

5. JOSH RANDALL


Steve travaille un peu pour la télé, il a un petit rôle dans somebody up there likes me de Paul Newman. Il a le rôle principal dans The Blob, un film de science fiction.

C'est la IV qui fait de Steve un chasseur de prime au nom de JOSH RANDALL, dans la série : Wanted dead or alive (traduit en français: Au nom de la loi.

A l'image de Steve, Randall se situe entre le bien et le mal et n'a aucun ami si ce n'est sa célèbre Winchester a canon scié. La série dure trois ans. A la suite de quoi il obtient un rôle crucial au cote de Yul Brynner dans The magnificent seven (Les sept mercenaires).

6 .LES GRANDS FILMS

Il enchaîne comme soldat dans Hell is for heroes, puis comme pilote américain dans The war lover.

Puis Steve tourne The great escape (La grande évasion), dirigé par John Sturges, l'homme des sept mercenaires. Steve est parfait dans ce film basé sur une histoire vraie.

C'est l'histoire d'anglais et américains prisonniers de guerre dans un camp allemand. C'est pour lui l'occasion d'exprimer sa passion pour la moto.

7. McQUEEN STAR INTERNATIONALE


teve rencontre Nathalie Wood dans Love with the proper stranger.

Tout ses films sont connus il atteint une popularité internationale. Son caractère de joueur de poker s'exprime dans the Cincinnati kid et celui de matelot non - breveté qu'il fut dans Sand pebbles (La canonnière du Yang Tse), qui lui valu une nomination pour l'Oscar du meilleur acteur à hollywood en 1967.

1968 est son apogée. En effet il tourne à la fois L'affaire Thomas Crown et Bullitt qui sont deux succés.

8. LE SUCCÈS

Il tourne enfin un hommage aux voitures de course et aux pilotes dans Le Mans. Puis il enchaîne avec The getaway (Guet-apens) en 1972 ou il tombe fou amoureux d' Ali Mac Graw qu'il épouse en 1973.

Il tourne deux films comme super-star: La tour infernale et Papillon avec Dustin Offman que Steve dédaigne pour son physique d'avorton.

Dustin n'est pas naturel dans le film et Steve rafle la vedette à l'écran.

9. SON TROISIÈME MARIAGE

Steve prend du poids . Il porte la barbe et les cheveux long. Il perd sa silhouette svelte qui fit sa célébrité.

Tout le monde pense qu'il est malade ou qu'il se drogue. C'est tout le contraire des moments heureux avec Ali McGraw. Puis il tourne un film Bizarre , sans intérêt, An enemy of the people.

Le cancer s'installe. Steve vient à Mexico à la recherche d'un nouveau traitement. Il se marie pour la troisième fois et épouse une jeune top-modèle, Barbara Minty. Il tourne deux derniers film, I, Tom Horn et The hunter. Il pense pouvoir vaincre son cancer mais c'est lui qui l'emporte.

10. REMAKE DE" L'AFFAIRE THOMAS CROWN"

Mort depuis 19 ans, Steve McQueen est encore plus grand remémoré par le tournage de l'affaire Thomas Crown. Lorsque McQueen lut le script il sut de suite que s'était ce qu'il voulait être.

Il s 'appliqua vraiment dans le tournage, ôta la cravate pour la première fois, S'habilla des plus jolis costumes. Il compris ce que signifiait avoir de l'argent et du pouvoir (qu'il avait déjà) et de l'assurance (plus insaisissable).

Steve avait changé après le film. Il avait la démarche, l'apparence et la stature de Crown. D'un « Baroudeur » Steve devint un « magnat.
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# Posté le lundi 14 février 2005 16:04

Modifié le jeudi 17 février 2005 08:34

Interview Jamie Foxx pour le film Ray.

Interview Jamie Foxx pour le film Ray.
Hôtel Ritz, une fin d'après midi de décembre. Vous êtes journaliste et à peine entré dans ledit hôtel, pressé d'interviewer Jamie Foxx, vous foncez droit dans Woody Allen qui descend les escaliers au moment où vous les montez. Et comme vous êtes pressés, vous esquissez un sourire poli. Vous arrivez au bon niveau, vous patientez un peu, vous observez les deux gorilles de Jamie, vous n'avez pas envie de rire. Et Jamie arrive. Telle une star. Il peut se le permettre. Au prix de nombreux efforts, l'acteur est devenu la coqueluche d'Hollywood. Gladiateur des temps modernes dans L'enfer du dimanche; conseiller du boxeur Muhammad Ali dans le film éponyme; taxi pris en otage dans Collateral, Jamie est aujourd'hui plus que parfait dans le rôle-titre de Ray, de Taylor Hackford. Pendant l'interview, Jamie ne sait encore pas qu'il va recevoir le Golden Globe du meilleur acteur dans la catégorie "comédie / film musical" accompagné d'une longue standing-ovation et répond à vos questions en chantant avec le sourire. Il prend l'avion ce soir, il a hâte de fêter Noël avec ses amis et il est cool.

Dvdrama : Quelle est votre réaction suite aux nominations pour les Golden Globe ? [NDR : on ne le sait pas encore mais Jamie décrochera finalement le Golden Globe du meilleur acteur film musical / comédie pour Ray]
Jamie Foxx : J'ai su que j'étais nominé le 13 décembre, le jour de mon anniversaire. Ce jour-là, j'ai reçu au moins 70 appels (il imite les gens qui parlent au téléphone). Pour Collateral, j'ai trouvé ça extraordinaire de pouvoir travailler avec des stars comme Tom Cruise et Michael Mann mais c'est néanmoins injuste qu'ils n'aient pas été nominés. En ce qui concerne Ray, nous avons eu quelques nominations et ainsi j'espère qu'à travers elles, l'équipe sera récompensée. C'est un film si dynamique, si puissant. La fois où je l'ai vu à Los Angeles, il y avait Steven Spielberg, Janet Jackson... Sans blague, il y avait tout Hollywood : Morgan Freeman, Samuel L. Jackson, et les voir venir assister au film et être ému comme ils l'ont été à la fin m'a très agréablement surpris. Et puis quand mon pote Will Smith m'a dit qu'il ne me reconnaissait pas, ça m'a incroyablement fasciné.

Dans Ray, vous avez poussé le professionnalisme très loin. Qu'est ce qui a été le plus dur à jouer ?
Rien que le fait d'interpréter Ray Charles constitue une vraie gageure. Et retranscrire tous les détails, n'en parlons pas. Il faut savoir que pour jouer un aveugle, il ne suffit pas de fermer les yeux, il faut aussi trouver un équilibre. Sur le tournage, j'avais les paupières collées et de fait j'étais aveugle quatorze heures par jour, même pendant les déjeuners. T'imagines bien qu'il m'était difficile de manger et d'aller travailler par la suite. Le fait d'être constamment dans le noir ne me permettait pas non plus de savoir ce que ça rendait à l'image. Si bien que lorsque j'ai vu le film lors de l'avant-première, j'ai halluciné quand j'ai remarqué que telle ou telle actrice avait cette robe... (rires). Ce décalage rendait le défi encore plus excitant.

Comment s'est passé votre première rencontre avec le Genius ?
Ray Charles est quelqu'un de très impressionnant et de très connu. Je n'avais pas le droit à l'erreur. J'avais en tête que si je faisais une fausse note, ça se remarquerait automatiquement. La première fois que je l'ai rencontré, j'ai tenté de cerner sa personnalité, d'adopter sa voix, ses gestes... A cela, il m'a simplement dit que si j'avais le blues en moi, je pouvais jouer n'importe quoi.

Vous avez des points communs avec lui ?

On vient tous les deux du sud des Etats-Unis. Et vivre dans le sud n'est pas une partie de plaisir quand on est black, je peux te l'assurer. Quand j'ai emménagé en Californie, les mentalités étaient différentes mais imagine que toi par exemple que tu ailles là où j'ai vécu, qu'ils te disent que tu as un drôle d'accent, qu'ils te demandent d'où tu viens et que tu leur réponds de France, ils vont paniquer. Au Texas, les gens sont gangrenés par les préjugés, mais ce n'est pas de leur faute : ils n'ont pas de passeport, ils ne sont jamais sortis de leur bled et gobent les discours de Bush sans réfléchir par eux-mêmes. C'est une situation très préoccupante mais néanmoins réelle.

Vous avez travaillé avec de très grands réalisateurs : Oliver Stone, Michael Mann...

Pour un acteur, c'est une immense joie et la meilleure chose qu'on puisse faire au monde. Ces deux réalisateurs d'exception, pour prendre ceux-ci, m'ont offert des rôles diamétralement opposés.

En parlant de Mann, vous allez jouer dans son prochain Miami Vice. Vous appréhendez ?
(Il se met à chanter). I can feel it coming in the air tonight.... Je n'arrêtais pas de tanner Michael Mann là-dessus : pourquoi tu ne fais pas Miami Vice ? Pourquoi tu ne fais Miami Vice ? Quoi? Pourquoi tu ne fais pas Miami Vice ? Quoi? (rires). Cela risque d'être un beau succès commercial. En tous les cas, tout ce que je peux en dire, c'est que ça ne se passera pas dans les années 70 mais de nos jours.

Ray Charles est décédé en Juin dernier. Où en était le film ?

Le film était fini avant qu'il ne nous quitte et il l'a approuvé. Comme tout le monde je pense, j'ai été très peiné par cette nouvelle. Je regrette juste de ne pas l'avoir connu plus tôt et de ne pas pouvoir remonter le temps.

Votre chanson favorite de Ray Charles ?

Ça change tous les jours. I got a woman, Mary Ann, Georgia on my mind. Oui, Georgia est une très belle chanson (il se met à la chanter).

Vous avez commencé votre carrière à la télé, en tant que comique avec les frères Wayans. Pourquoi des rôles moins désinvoltes sur grand écran ?

Justement, la chose la plus jouissive quand on est comédien, c'est de voir les gens regarder un contre-emploi, de les voir réagir et ne pas vous reconnaître. C'est comme lorsque j'avais vu Will Smith dans Bad Boys et que je lui avais dit l'avoir trouvé incroyable. Et lui m'avait répondu (il l'imite) : "hey, tu vois". En revanche, je ne cherche pas un quelconque respect ou une forme de reconnaissance. Entre les mots "action" et "coupez", je me contente de faire du mieux que je peux, c'est tout.

Vous préférez travailler pour la télé ou le cinéma ?
Bizarrement, la télé est plus facile parce qu'il n'y a pas quelqu'un qui vous dirige et vous dit exactement et précisément ce que vous devez faire. Le cinéma, c'est différent parce que c'est tout un système : Il y a le producteur, le producteur exécutif, le scénariste, les acteurs, le studio... Mais je pense que cette aisance vient du fait que je connais bien le milieu et que j'ai plus l'habitude de travailler pour la télévision. A ce propos, on a fait une émission spéciale pour promouvoir le film Ray sur la télé américaine avec des chanteurs comme Mary J. Blidge, Usher ou encore Norah Jones. Les spectateurs ont adoré.

Il y a une autre personnalité que vous rêveriez d'interpréter ?

Mike Tyson. La vie de Mike est la plus intéressante que j'ai jamais entendu. Quand vous l'écoutez, il y a de quoi se faire exploser la cervelle...


Bon, allez, dîtes-nous la vérité, dans le film, c'est vous qui chantez ?

[Moment de silence puis éclat de rire général] Non, ce n'est pas moi qui chante. Enfin, la première partie avec Nat King Cole... (il se met à chanter) yeaaaaahhhh, I got a wommaaannnnn. Non, non, c'est vraiment du Ray Charles, le vrai.

# Posté le mardi 15 février 2005 15:42

Modifié le jeudi 17 février 2005 08:32

Snatch, tu braques ou tu raques.

Snatch, tu braques ou tu raques.
Date de sortie : 15 Novembre 2000

Réalisé par Guy Ritchie

Avec Benicio Del Toro, Dennis Farina, Vinnie Jones

Film britannique, américain.

Genre : Comédie, Thriller

Durée : 1h 43min.

Année de production : 2000

Synopsis:

Franky vient de voler un énorme diamant qu'il doit livrer à Avi, un mafieux new-yorkais. En chemin, il fait escale à Londres où il se laisse convaincre par Boris de parier sur un combat de boxe clandestin. Il ignore, bien sûr, qu'il s'agit d'un coup monté avec Vinny et Sol, afin de le délester de son magnifique caillou. Turkish et Tommy, eux, ont un problème avec leur boxeur, un gitan complètement fêlé qui refuse de se coucher au quatrième round comme prévu. C'est au tour d'Avi de débarquer, bien décidé à récupérer son bien, avec l'aide de Tony, une légende de la gâchette.

Secrets de tournage:

La gueule de Statham
Personnage haut en couleur avec son accent british au couteau, Jericho Butler est incarné par le britannique Jason Statham, découvert dans Arnaques, crimes et botanique de Guy Ritchie. C'est en se promenant à Londres que le futur mari de Madonna découvre l'acteur, alors... vendeur de bijoux. Egalement apparu dans le deuxième film de Guy Ritchie, Snatch, Jason Statham fut aussi champion de plongée en Angleterre. Des aptitudes qui ont eu leur intérêt lors de la préparation physique de Ghosts of Mars.

Présenté à Dinard
Snatch figurait dans la liste des films en compétition au Festival du film britannique de Dinard.

Des amendes comme s'il en pleuvait
Pour imposer la discipline sur le plateau de Snatch, Guy Ritchie a instauré un système d'amendes. Infligées à qui faisait rater une prise, perturbait le tournage (liste non exhaustive), elles ont touché tous les membres de l'équipe, Guy Ritchie y compris.

Ewen Bremner (Mullet)
Avant d'incarner l'un des héros de Transpotting (Danny Boyle, 1996), Ewen Bremner avait participé à Naked (Mike Leigh, 1993), Le prince du Jutland (Gabriel Axel, 1994) et Judge Dredd (Danny Cannon, 1995).
Il a depuis tourné dans La chasse au rhinocéros à Budapest (Michael Haussman, 1996).
En 2000, il apparaît au générique de Acid House (Paul McGuigan) et de Julien Donkey Boy (Harmony Korine).

Dennis Farina (Cousin Avi)
Vu dans Le sixième sens (Michael Mann, 1986), Midnight run (Martin Brest, 1988) et Mac (John Turturro, 1992), Dennis Farina a notamment joué sous la direction de Barry Sonnenfeld (Get shorty, 1995), Steven Soderbergh (Hors d'atteinte, 1998), Steven Spielberg (Il faut sauver le soldat Ryan, id.) et John Frankenheimer (Piège fatal, 2000).

Guy Ritchie, réalisateur
En 1998, il a écrit et réalisé son premier long métrage, Arnaques, crimes et botanique avec 960.000 £. Le film a rapporté 18.000.000 £ au box-office britannique.
Snatch est son deuxième long métrage.

Guy Ritchie va plus loin
« Avec Snatch, j'ai voulu poursuivre dans l'esprit de mon film précédent, Arnaques, crimes et botanique mais un allant plus loin dans le cynisme et l'humour. Contrairement à mon premier film où un groupe d'amis se trouvaient involontairement mêlé au monde de la drogue, confronté au crime et à la violence, les personnages de Snatch sont cet univers du crime, mais ils sont abordés avec une bonne dose de dérision et de folie. »

Quelques critiques:

Ciné Live: Sombres trafics, hold-up et arrosages au gros calibre sont le lot quotidien des héros des films de Guy Ritchie, pour notre plus grand plaisir !

Studio Magazine: Dans Snatch, cette joie de jouer, comme celle de filmer, est palpable. Et communicative. Redondissements, coïncidences, balles perdues, diamant ingurgité... tout ça, ce n'est que du cinéma. Mais du bon. Du sacrément bon.

Ce que j'en pense:

Snatch, tu braques ou tu raques est un film déjanté avec des personnages déjantés. Ce film rassemble toutes les sortes de truands: les blacks, petits arnaqueurs merdiques qui chient dans leur froc au moindre danger, les deux gangsters à la p'tite semaine qui sont pas incapable de monter un coup sans choper des emmerdes, le caïd qui donne à bouffer à ses cochons tous les trous du cul qui lui font obstacle, le gitan qui parle son patois incompréhensible mais qui te foue K.O des gros balourds d'un direct en plein gueule, un tueur à gage de légende qui ne panique jamais, un ruskof trafiquant d'armes complétement taré, etc... Tout ses personnages se croisent, leurs destins se mêlent pour le meilleur et pour le pire. Snatch est un film qui va à 100 à l'heure, on a pas le temps de faire une pause, pas le temps d'aller pisser sinon le film tombe à l'eau. L'ambiguité des situations dans lesquelles se trouvent les personnages sont à mourir de rire. Snatch tu braques ou tu raques est un film plein de panache, filmé d'une manière qui correspond à l'esprit du film, c'est à dire complétement déjanté, mais on se marre tout le temps du malheur de nos truands. Si vous ne l'avez pas vu, dépechez vous, Snatch est un film complet, on ne s'y ennuie jamais, mais on ressort avec la tête qui tourne !

# Posté le jeudi 17 février 2005 04:51

Modifié le dimanche 31 juillet 2005 16:14

Frida.

Frida.
Date de sortie : 16 Avril 2003

Réalisé par Julie Taymor

Avec Salma Hayek, Alfred Molina, Diego Luna

Film américain.

Genre : Biographie, Drame

Durée : 2h.

Année de production : 2002

Synopsis:

Frida retrace la vie mouvementée de Frida Kahlo, artiste peintre mexicaine du XXe siècle qui se distingua par son oeuvre surréaliste, son engagement politique en faveur du communisme et sa bisexualité. Le film se concentre également sur les relations tumultueuses de Frida avec son mari, le peintre Diego Rivera, et sur sa liaison secrète et controversée avec Léon Trotski.

Secrets de tournage:

Une longue adaptation
C"est en 1983, dès sa publication, que la productrice Nancy Hardin optionne les droits du roman "Frida" de Hayden Herrera. Mais elle raconte que personne n'était prêt à la suivre dans cette aventure : "Aucun studio n'en a voulu. Aucun". Pourtant en 1993, elle constate que les futures adaptations de la vie de l'artiste mexicaine sont légions, ce qui facilite la mise en place de son projet. De son côté, Salma Hayek cherchait depuis longtemps à interpréter ce rôle, qui selon elle fait "partie de sa vie". Mais jugée trop jeune à l'époque, celle-ci décide d'attendre. Après de nombreuses désillusions (le film a failli se faire en 1997, mais le projet fut annulé), Salma Hayek, avec le soutien de nombreuses associations, arrive à mettre en selle le projet, et à convaincre le patron de la Miramax de produire le film. Frida était née.

Salma en Frida
Afin d'accentuer la ressemblance entre la comédienne Salma Hayek et Frida Kahlo, les maquilleurs eurent recours à certains artifices. Ainsi les cheveux de l'actrice ont été tressés avec des mèches artificielles déjà nattées entre elles, tandis que les célèbres sourcils de Frida furent recréés à partir des vrais sourcils de Salma Hayek. Celle-ci laissa pousser ses sourcils afin que les maquilleurs puissent y appliquer, un à un, les longs poils fins qui accentuait le regard fier de l'artiste mexicaine.

Une artiste engagée
Salma Hayek elle-même a réalisé certaines des peintures visibles dans Frida. Elle n'avait jamais pratiqué la peinture auparavant mais ses oeuvres ont époustouflé par leur maîtrise l'équipe du film.

Frida : le timbre !
Frida Kahlo est aujourd'hui l'une des artistes peintres les plus prisés par les collectionneurs du monde entier. Un timbre commémoratif à son effigie vient d'être imprimé aux Etats-Unis, ce qui représente dans ce pays une première pour une femme d'Amérique Latine.

Madonna sur les rangs
Madonna, comme elle l'avait fait pour Evita, a tenté en vain de convaincre les studios qu'elle pourrait interpréter le rôle-titre de Frida. L'artiste américaine est en effet une réelle admiratrice de la peintre mexicaine, et possède plusieurs toiles estampillées Frida Kahlo.

Edward Norton scénariste
L'acteur Edward Norton a procédé à une réécriture substantielle du script de Frida. Il n'est d'ailleurs pas crédité en tant que scénariste au générique.

Accident de tournage
Sur le tournage de Frida Kahlo, Salma Hayek a été victime de l'agressivité d'un singe capucin. Ce petit primate, qui est censé être l'animal de compagnie de Frida dans le film, a sauté au visage de la comédienne pour la mordre et la griffer. Celle-ci a eu à peine le temps de se défendre en faisant de ses bras un rempart.

Jennifer Lopez abandonne Frida
Jennifer Lopez devait incarner Frida Kahlo dans un projet similaire intitulé The Two Fridas que devait écrire et réaliser Luis Valdez pour le compte de la MGM et de American Zoetrope. Devant l'état avancé de Frida, la comédienne et chanteuse a finalement abandonné l'idée d'interpréter la célèbre artiste mexicaine.

"Frida Kahlo" à Venise
Frida Kahlo a été présenté en compétition à la Mostra de Venise 2002.

Ce que j'en pense:

Frida, c'est un personnage haut en couleur. Frida c'est une artiste à la vision hors du commun. Frida c'est une femme à la vie tragique. Frida c'est un rayon de soleil perpétuel, qui danse, qui boit, qui jure et qui se bat jour après jour contre ses démons. J'étais quelque peu réticent à l'approche de ce film en voyant l'affiche, je sais pas pourquoi je la trouve affreuse mais le film lui est plein de vie, dans l'ambiance chaleureuse de Mexique, Frida est un tango perpétuel, on danse, on virevolte avec ce personnage si charismatique et si énigmatique. Frida c'est d'abord une jeune fille, brillante, pleine de vie, qui s'est s'affirmer et aime aller à l'encontre des règles, mais après son accident de tramway tout est différent désormais, elle a peut-être le corps brisé mais l'esprit lui est bien là et le talent aussi. Avec sa volonté de fer elle arrive à marcher et reprend sa vie en main, rencontre Diego Rivera, peintre au grand renom, très réputé pour être un mangeur de femmes, toutes tombent sous son charme, y compris Frida, qu'il épousera et qu'il trompera de nombreuses, mais elle aussi le trompera avec des femmes, car Frida c'est aussi ça. Salma Hayek réalise une performance absolument magnifique, ainsi que Alfred Molina, tout le deux forment un couple d'exception à l'écran. Ce que j'ai aimé dans Frida, il ya tout d'abord le cadre, le Mexique, ses villas, ses paysages, ses habitants les décors et la musique qui vous transporte c'est absolument merveilleux, et dans ce cadre somptueux cette femme, au destin si particulier, aux peintures si provocatrices, à l'esprit si complexe ! Frida est un film plein de charme, plein de couleurs, plein de vie, un spectacle magnifique, ne râtez pas ce film, il regorge de passion !

# Posté le jeudi 17 février 2005 05:07

Modifié le jeudi 24 mai 2007 09:08